J'avais fait un voyage au Brésil pendant les années 1816 et 1817. Privé d'une place que j'avais long-temps occupée dans la carrière des finances, délaissé par le ministère auquel j'avais rendu quelques services, je me voyais inactif. Je résolus, sans renoncer à mes droits pour l'avenir, d'aller chercher au loin une fortune que j'avais négligée bien volontairement dans des emplois qui la procurent quelquefois. Une spéculation commerciale dirigée vers le Brésil, qui
commençait seulement à ouvrir ses ports aux étrangers, fut le moyen que je tentai ; mais mon espoir fut déçu, et, bien loin d'obtenir le résultat que j'attendais de cette entreprise, elle me devint au contraire onéreuse.